Un drôle de rêve -
C'est drôle un rêve, j'ai du mal à comprendre que l'on puisse y trouver des explications scientifiques, je pense moi que c'est la récréation du cerveau, tout ce qui y est emmagasiné sort en même temps, sans priorité, sans ordre précis, c'est la grande foire désorganisée, le plus fort piétine le plus faible, tout le monde parle en même temps et c'est très difficile d'y trouver un sens.
Hier, en sortant du travail en fin d’après midi, je n’arrêtais pas de bailler. Quand je suis arrivée chez moi j’ai couru dans ma chambre (enfin pas trop parce que j’ai mal à un genou mais vous vous en fichez et vous avez raison) pour me changer et me mettre à l’aise. J’en ai profité pour m’allonger sur mon lit et réfléchir à l' exercice de la « Photo détournée » que j'avais à faire dans le cadre de mon groupe d'écriture.
Alors l’incroyable est arrivé, je me suis endormie comme une buche (ça dort une buche ?) ...
- 18 H - Moteur !
« Il fait presque nuit, il a plu et les pavés de la ruelle dans laquelle je me trouve sont extrêmement glissants, elle est étroite et monte un peu. Je suis avec ma copine Hortense et nous allons au cinéma. Jusque là ça va, mais maintenant je sais que je risque de vous perdre...Tant pis, je continue…
J’ai des tongs aux pieds mais deux masques en tissu les entourent et sont noués autours de mes chevilles ce qui, vous vous en doutez, ne me facilite pas la marche. Je tiens sur mon épaule une machine à coudre portative (dans sa boîte) bien que je soie étrangère à tout ce qui est fil, aiguille et couture en général.
C'est dans cet accoutrement pour le moins étrange que je poursuit mon chemin non sans difficultés. Lors de cette difficile ascension, mon mari arrive accompagné de deux ados qui me sont inconnus. Il me demande si j'accepte de les prendre avec nous pour leur faire découvrir le vrai cinéma (en l'occurence un film d’Hitchcock en noir et blanc. Ça ne me plait pas du tout, je dis que le film va les ennuyer, que le confinement nous oblige à occuper des fauteuils éloignés et que je n’aurai pas l’œil sur eux. Finalement, il repart avec eux à mon grand soulagement.
Il ne me reste plus qu’à rattraper mon Hortense, j'ai toujours mes masques aux pieds et ma machine à coudre sur l’épaule et je me demande s'il sera possible de la poser à côté de moi, Il ne faudrait tout de même pas qu'on me la vole...
19H30 - Coupez !
Et là je me réveille !
Vous êtes consternés ? Je comprends et pourtant je prends bien mes médicaments tous les jours…

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