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Affichage des articles du septembre, 2023

L'aventure intérieure -

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Allez ! On ferme tout : les yeux, les oreilles et la bouche. Je suis prête pour revivre mes aventures. Ma mission : me remettre la main dessus. Ben oui, j’ai beau chercher, je ne sais plus où je me suis mise. D’abord, je dois retrouver le dernier endroit où je me suis vue, était-ce : En Tunisie, quand j’ai bu un thé rouge et sucré. A la Réunion, quand j’ai dégusté une minuscule banane cochon cueillie sur l’arbre.

L'instant gratitude -

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Jusque là, ça va. J’aime le contact de ce sable humide sculpté de vagues sinueuses et de petits cratères d’eau tiède où flottent des morceaux d’algues ou des crevettes  microscopiques et transparentes. L’air est chaud, le soleil peine à traverser la grosse grappe de nuages cotonneux et l’atmosphère est lourde. Mais aujourd’hui, c’est décidé, je vais affronter la fraîcheur de l’océan.  

Un drôle de rêve -

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C'est drôle un rêve, j'ai du mal à comprendre que l'on puisse y trouver des explications scientifiques, je pense moi que c'est la récréation du cerveau, tout ce qui y est emmagasiné sort en même temps, sans priorité, sans ordre précis, c'est la grande foire désorganisée, le plus fort piétine le plus faible, tout le monde parle en même temps et c'est très difficile d'y trouver un sens.

Sous le prunier -

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Constance – 2016 On peut dire que je porte bien mon nom… Deux ans que j’attends ça, cet instant précis ou avec ma petite pelle pliable camouflée dans la vieille serviette en cuir marron, héritage de mon grand-père Henri, je vais aller déterrer mon trésor, mon passeport pour une nouvelle vie, une vie sans peur, sans coups, sans humiliations. Le temps est parfait, le ciel est bas, brumeux, une pluie fine et pénétrante traverse le nylon de mon parapluie, me mouille le visage et me fait frissonner, la terre est humide, facile à creuser… Pourtant, un truc cloche, quelque part tout près d’ici il y avait un arbre, mon arbre, un joli prunier que je pillais avec désinvolture mais aussi la bénédiction de François, le propriétaire des lieux à qui je louais une petite maison au bout du champ.

430 et les autres -

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"Courir sur la plage, à l'aube, accompagné du vol des goélands était un plaisir absolu que rien ne pouvait gâcher, ni la pluie, ni les rafales, mais ce matin, son pied buta contre un objet à demi enseveli dans le sable qui faillit l'envoyer au tapis : une bouteille en verre à l'intérieur de laquelle se trouvait une lettre jaunie." Amanda écrit : - « La jambe gauche de Tobias fléchit plus qu’il ne l’aurait voulu lui arrachant un cri de douleur. Ah ! ce satané genou ! L’objet coupable était une bouteille en verre épais avec un bouchon de liège noirci par la houle et certainement un long séjour dans la mer. Quelle poisse, il avait pourtant trouvé un bon rythme de course et sa respiration était régulière. Putain d’arthrose ! Il n’avait même pas quarante ans... »

Les Galettes béchamel-jambon-fromage

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J’aime cuisiner, ça me détend et depuis que je suis  «  retired  »  comme dit ma petite anglaise de belle fille, je mijote, je concocte, je rissole, j’émince, j’épluche, je rôtis, j’assaisonne, je saupoudre…   Entre nous, ces mots « retraitée, retirée » moi ça me fiche le blues, je ne me sens retirée de rien et au contraire, je me sens rapprochée de tout. Donc, ce matin j’avais décidé de faire des galettes béchamel jambon fromage. J’avais profité la veille d’une offre absolument inratable sur un produit que je ne connaissais pas, à savoir un paquet de galettes toutes prêtes à agrémenter selon son envie.

Le pomponnage de Suzie -

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Comme une averse inattendue, un nuage de Jicky de Guerlain inonde la pièce. Léonie et moi sautons de nos chaises pour arriver à capter la brume divine, à imprégner nos cheveux et nos vêtements. Maman n’aime pas trop ça mais c’est un secret entre tante Suzie et nous. A chaque chagrin d’amour, ce qui était fréquent, tante Suzie venait se ressourcer à la maison. Mon père - qui recueillait toujours les âmes en peine de la famille - l’aimait bien ; Après tout c’était sa sœur, mais il la trouvait un peu trop délurée, effrontée, insolente. C’est vrai qu’elle ne passait pas inaperçue avec ses flamboyants cheveux auburn, ses chignons crêpés extravagants, son maquillage voyant et ses robes ultra-sexy.

La Madeleine de Proust -

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  C’est comme si tous les câbles de l’ascenseur de ma vie avaient été sectionnés d’un coup. Il se met à dévaler les étages à toute vitesse et je n’ai rien à quoi me raccrocher. Je tombe inexorablement, la tête la première dans le vide, le corps suit mais il est désarticulé comme un pantin. Voyons... J’étais en train de visiter cette maison, Cora avait tant insisté, il faut dire que c’est une sacrée baraque, presque un petit château et j’ai les moyens de lui offrir.

Le Garçon de l'escalator -

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C’est lui ! d’immenses yeux verts, le même regard pénétrant que son père. Il est ponctuel et a l'air décidé. Moi, je doute et j'ai envie de faire demi-tour. Comment as-tu fait pour me retrouver, j'arrivais presque à vivre sans toi, je dormais mieux, les cauchemars avaient cessé, je respectais le pacte que j'avais signé avec ma culpabilité "Tu peux rester à mes côtés mais tu gardes le silence, tu me fiches la paix".

L'aventurière -

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Moi, ce que j’aime avant tout c’est naviguer. Sentir le vent dans mes cheveux, le soleil qui pénètre ma peau, goûter le sel sur mes lèvres, observer les variations de couleur de l’eau…Je me sens à ma place, en symbiose avec les éléments, terre et mer sont mêlés, je ne vois plus la différence. Je dois juste garder tous mes sens en éveil, appréhender les marées, détecter l’électricité quand la tempête monte, barrer avec précision ou profiter d’une douce brise et me laisser bercer par les clapotis de l’eau sur la coque du bateau…

Livres - Billy Summers - STEPHEN KING

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Billy Summers est tueur à gages, vétéran décoré de la guerre en Irak, l'un des meilleurs tireurs d'élite au monde et le plus doué pour disparaître sans laisser de traces. Il a une particularité, il ne tue que les méchants. Mais Billy est fatigué de tuer, il accepte une dernière mission avant de tirer sa révérence et de commencer une nouvelle vie. Road trip, guerre, violence, mais surtout psychologie, réflexion, amitié, amour... Un chef d'oeuvre pour moi

Peinture - Les aquarelles de JESSICA

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L'inconnue du taxi - Episode 8/8

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La maison de Rosette était une vraie maison créole. Elle était chaleureuse avec ses meubles foncés en acajou, ses coussins en dentelle un peu kitch, ses tapis et ses plaids aux motifs colorés et exotiques, ses fauteuils en tamarin à l’assise cannée déformée par le poids des nombreux derrières qui s’y étaient attardés, sûrement avec plaisir. Au plafond, un grand ventilateur dont les pales ne tournaient pas très rond ronronnait paisiblement, ajoutant à l’atmosphère la sérénité qui y régnait déjà.